04.01.2009
2009
Voilà, le blog, c’est reparti !
Avant de continuer le récit des dernières semaines, avant de rédiger une “fin d’année étonnante - part 2”, (voir note précédente, ci-dessous), un court entracte pour fêter 2009.
2009, c’est pour moi l’année de tous les possibles. Le pire, comme le meilleur. Mon naturel optimiste me pousse toujours de l’avant. Les projets sont là, j’ai toujours autant de plaisir à les produire avec les réalisateurs qui nous font confiance. L’équipe des films du tambour de soie, Muriel, Flore et Christine, me donne l’énergie de poursuivre. Je me sens soutenu, je me sens porté.
Et dans les moments de fatigue, dans les moments de doute, je fais mienne la phrase de Samuel Beckett : “Je ne peux plus continuer… Je continue”.
Sur ce blog, je m’étais bien juré de ne jamais apparaître. Mais le matin du 1er, j’ai reçu un joli cadeau. Le photographe Pierre Gayte, le compagnon de ma soeur Caroline, celui que j’appelle affectueusement “mon beauf”, m’a envoyé un mail.
Deux photos.
Issues d’une séance improvisée chez eux, à Paris, après un repas très festif, très gai, où nous avions chanté en coeur les plus belles chansons de… Savatore Adamo, qui vient de sortir un album de duos surprenants : “C’est ma vie”, “la nuit”… C’est effectivement au milieu de la nuit que Pierre a sorti son appareil… Deux photos….
Sur la première, je tourne le dos (à l’année écoulée ?)

Sur la seconde, je fais face. Je suis prêt à continuer…

Belle année à tous. Je vous embrasse.
Alexandre
17:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.01.2009
Une fin d'année étonnante
Une fin d’année étonnante – episode 1
Je n’ai plus nourri ce blog depuis le 11 novembre. Je sais, ce n’est pas bien… mais mon macbook m’a lâché en route, le pauvre, il a pas supporté les voyages… Et la fin d’année a été très remplie. Oui, merci de me rappeler que c’est justement cela que je suis supposé raconter, mais “faire” et “faire savoir”, c’est compliqué… surtout pour un garcon car, comme chacun sait, les garcons, au contraire des filles, peinent à faire deux choses à la fois…
Donc, chers lecteurs, je vous reprends là où je vous avais laissé… Départ pour Athènes pour retrouver Marco Gastine, et sa déjà fameuse veste verte, afin de rencontrer Olaf Grunert de la chaîne ARTE et Irène Gavala de la chaîne grecque ERT. Le Rendez-vous s’est très bien passé, plus que bien d’ailleurs, ARTE et ERT doivent coproduire le film L’EXIL EN CULOTTES COURTES, qui va nous conduire sur les traces des 30 000 enfants déplacés pendant la guerre civile grecque, en Hongrie, en Grèce bien sûr, en République de Macédoine, en France également, et peut-être même en… Australie !
En attendant, J’ai découvert Athènes pour la première fois et j’ai craqué pour cette ville.

Après le RV, nous sommes montés au sommet de l’une des nombreuses collines qui jalonnent la ville et j’ai photographié Marco, avec une superbe veste… rouge !


A peine revenu, le 14 novembre, je suis parti pour Turin, pour les European days, trois journées de rencontres consacrées à la coproduction entre la France et l’Italie.
Le projet de Paule Muxel et Bertrand de Solliers, L’HOMME AU MASQUE DE MARBRE, portrait psychologique du Maréchal Pétain que nous coproduisons ensemble, avec ARTE, avait été sélectionné.
Je me suis retrouvé, au milieu des autres porteurs de projets, assis à ma table, à attendre les rendez-vous prévus…

Des rendez-vous “Pétain”, j’en ai finalement eu deux très constructifs, ce qui en soit est plutôt pas mal… Mais à un moment précis, j’ai été envahi par une meute de jeunes auteurs italiens en quête de partenaires français… Ils se sont mis à faire la queue devant ma table, et, très curieusement, je me suis senti dans la peau d’un diffuseur, d’un commissionning editor comme on dit, qui doit faire face à une arrivée massive de projets, d’auteurs, de producteurs, qui veulent absolument le convaincre qu’ils ont le plus beau film du monde dans leur besace. A un moment, alors que cinq ou six personnes m’attendait, j’ai esquissé un mouvement…. Immédiatement, ils étaient sur moi : “Vous partez ? il faut que je vous parle absolument!!” Non, non, pas de panique, je voulais juste retirer ma veste…
Curieuse experience, pas facile ce metier de diffuseur… Vive la production !
Après Turin, Amsterdam, pour le Forum des coproductions, un événement majeur de l’année, tous les acteurs du monde du documentaire se retrouvent là pendant trois jours très actifs, du 24 au 26 novembre… Je suis arrivé le samedi soir, sous la neige… Je voulais absolument participer à l’Assemblée Générale de EDN (European Documentary Network), car j’ai proposé cette année ma candidature au Comité Exécutif, pour prendre part à l’animation de cette association qui regroupe plus de 1000 membres en Europe et ailleurs (auteurs, producteurs, diffuseurs). Une sacré mission pour laquelle… j’ai été élu !
Et je suis très content d’y être, avec les nouveaux entrants, mes amis Sergio Tréfaut de Lisbonne, Joan Gonzales, le catalan de Barcelone, et les autres…
Après l’élection, nous avons bu le champagne pour fêter le départ d’Anita, une figure “historique” de l’association, et une amie chère, présente depuis la creation.
Anita Réher a decidé de partir après 11 années passées au service de EDN… Sage decision, d’autant plus sage qu’elle s’accorde une année sabatique… Anita parle très bien français, et bien d’autre langues, je lui ai offert en forme de clin d’oeil un petit livre culte, le “parler marseillais” qui va lui permettre d’être à l’aise dans n’importe quel bar de l’Estaque ou d’Endoume.
Un cadeau parfaitement inutile sachant qu’elle quitte Copenhague pour rejoindre son boy-friend Robert… aux Etats-Unis !
Cette année à Amsterdam était une année plus tranquille pour moi, pas de pitch à preparer, pas besoin de me plonger dans l’Arène parmi les lions. Ouf !
J’ai profité un peu plus du studio de Mark, que je loue tout les ans désormais, à deux pas du Quartier Rouge.

Et je me suis promené dans la ville… J’ai remarqué, pour la première fois, qu’il y avait beaucoup de clochers à Amsterdam et que les conversations étaient fréquemment rythmées, ponctuées par les carillons…
Et comme j’ai oublié de prendre en photo mon clocher préféré (trop froid aux mains pour sortir l’apareil…) je me suis souvenu de l’église d’Athènes, juste en face de chez Marco, celle qui sonnait tous les quarts d’heures et qui m’a éveillé chaque matin…

Bonne année à tous.
Alexandre
19:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2008
11 novembre
Sacré 11 novembre… Nous voici aujourd’hui, tous sur le pont, au bureau, pour boucler les derniers dossiers, notamment un gros pavé pour l’Europe, un dossier essentiel pour le développement de nos nouveaux projets dans les années à venir… Des documentaires, et une fiction !
De mon côté, je réunis mes petites affaires avant de décoller demain pour Athènes (oui, je sais, la vie de producteur est un long chemin de croix).
Athènes, c’est la conséquence directe des rencontres MEDIMED auxquelles nous avons participé avec Marco Gastine, le réalisateur qui développe avec nous ce beau projet « EXIL EN CULOTTES COURTES» sur les enfants grecs « déplacés » pendant la guerre civile grecque, vers les pays d’Europe de l’Est, afin de les protéger des zones de conflits. Juste après la seconde guerre mondiale. Et juste avant la guerre froide, qui débute peut-être avec cet événement.
Avec Marco, nous sommes allés présenter ce projet devant un panel de diffuseurs, à Sitges, en octobre dernier, lors de ce forum dédié à des projets plutôt méditerranéens. C’était, je crois, notre quatrième « pitch » en commun, après Sintra, Barcelone, Jihlava… Il faut toujours surprendre, se surprendre mutuellement, apporter de la nouveauté à des chargés de programmes qui nous voient défendre ce même projet depuis près de deux ans…


Notre petit numéro est désormais assez réglé. Marco enfile toujours sa veste verte, d’un vert très très « reconnaissable », je mets ma chemise rose, on a chacun nos petits gris-gris, nos rituels… Marco est plus à l’aise en « figure libre », c’est un conteur-né. Mais c’est parfois compliqué de se laisser aller lorsque l’on ne dispose que de 7 minutes pour s’exprimer, à partager en trois (lui, moi, et nos images, un trailer de 3’30 !). Pour moi, c’est le contraire, j’ai besoin de connaître mon texte sur le bout des doigts pour me sentir libre de m’en écarter…
Et comme toujours, l’important, c’est de bien commencer, de capter l’attention d’un auditoire qui va « subir », en deux journées, les assauts de 24 couples auteur/producteur, désireux de lui faire aimer leur projet.
Alors essayons l’humour : « Je suis tombé amoureux de Marco Gastine, pas seulement à cause de sa veste verte. Mais lorsque j’ai vu ses images, sa faculté à tracer des portraits sensibles,… ».
La chaîne grec ERT nous soutient, la Finlande également (YLE), les retours sont bons, il va falloir maintenant avancer rapidement car ce film, qui va nous emmener un peu partout en Europe, doit être prêt pour fin 2009…
D’où ce court séjour cette semaine, de mercredi 12 à vendredi 14, pour rencontrer à nouveau ERT et… ARTE ! Si ces deux télévisions s’accordent autour de notre film, c’est gagné ! Allez, je croise les doigts…
Marco, s’il te plait, remet ta veste verte une dernière fois…

10:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note