06.04.2009
C'est le printemps !
Bon, ca y est, je peux rassurer les foules… La projection de Séverine Mathieu s’est bien passée. La salle était plus réactive qu’à Marseille, les réactions plus spontanées, même si le film fait toujours débat… Cette thématique mère/fille intéresse, forcément elle questionne, et l’approche choisie par la réalisatrice, l’irruption d’une forme de fiction dans le réel, pour aider la parole à émerger, ne fait pas l’unanimité. Et c’est tant mieux ! Rien de pire qu’un film trop consensuel.

Ce retour à Paris, c’était aussi pour moi un retour vers le soleil… Oui, je sais, à Marseille il fait toujours beau, à Paris il pleut… Sauf que là c’est tout le contraire ! Je me suis baladé un peu partout ces derniers temps, à Munich (pas de surprise, il a fait froid), à Thessalonique (grosse surprise, il a fait froid), alors j’étais particulièrement heureux de retrouver un peu de chaleur dans ces jardins parisiens…


Fort contraste avec Biarritz, par exemple, avec ce FIPA dans la tempête en janvier dernier.
Du coup je suis resté bloqué deux jours de plus, le temps de participer à la présentation officielle des deux premiers films de notre collection A contretemps, initiée par notre collectif, le groupe Galactica, avec les télévisions locales de service public. Beau succès pour « Stéphane Hessel, une histoire d’engagement » de Christine Seghezzi, produit par Zeugma Films et pour « Henri Alleg, l’homme de la question » de Christophe Kantcheff, produit par Antoine Martin Productions.

La tempête a aussi eu du bon : enfermé dans les salles, j’ai pu voir deux films forts : « L’affaire Kravchenko » de Bernard George, remarquablement réalisé. Et « Un automne allemand » de Michael Gaumnitz. Tout simplement bouleversant.
Et j’ai, pour une fois, pu assister à la soirée de cloture. Et danser à la fête Arte…

Alexandre Cornu
20:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.03.2009
Vive Georges Mélies
Grosse angoisse…
Des semaines que je n’ai plus nourri la bête électronique… J’avais pourtant bien commencé l’année, empli de bonnes résolutions, j’arrête de fumer, je produis moins de films mais mieux, on fait au moins une réunion par semaine au bureau, et je rédige un feuillet hebdo sur ce blog... J’ai pourtant plein de chose à raconter, de la tempête biarrote au FIPA fin janvier, à la tempête grecque à Thessalonique la semaine dernière…
Allez, c’est reparti, je ferai plus court, mais plus régulier…
Donc ce court message n’a qu’un but : vous donner envie de venir découvrir le film original, attachant, surprenant, de Séverine Mathieu, « L’écume des mères » sur cette question universelle : le rapport Mère/fille, ce lien si particulier… Si complexe, compliqué parfois (souvent).
Le film a été projeté en avant avant-première à Marseille, aux Variétés, belle soirée, discussion acharnée… On nous a même demandé si nous envisagions de faire un film sur les rapports… Père/fils, ou Mère/fils (c’est un garçon qui a posé la question)… Euh, pas tout de suite… Celui-ci a déjà pris 4 ans, c’est un long métrage qui a vu le jour grâce au travail acharné de Séverine via son association dis-Formes, le soutien indéfectible du Collectif 13 – Droits des femmes, le chaîne Images Plus (cher Dominique Renauld, que serions-nous sans vous ?), le concours des collectivités locales (Ville, Département et Région), l’état (Ministère du Travail), CNC, Procirep…
Et mentions particulières pour Périphérie, pour la qualité de son accueil et son travail d’accompagnement et pour la Chef-monteuse Super-Claire Atherton !

Cela se passe lundi soir, au Cinéma Méliès à Montreuil, prière de réserver au 01 41 50 58 22 ou jeannedubost@peripherie.asso.fr… C’est à 21h00.
A très vite.
Alexandre Cornu
17:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2009
Une fin d'année étonnante - Episode 2
Une fin d’année étonnante… J’y reviens une seconde fois (et sûrement bientôt une troisième) pour détailler cette fois décembre 2008, avant le grand basculement vers 2009 !
Après Amsterdam, grosse fatigue, la frénésie des deux mois précédents m’a laissé sur le flanc… J’ai une envie irrépressible de bureau, d’horaires réguliers, d’enfourcher mon vélo le matin pour descendre du cours Ju vers les Catalans et retour le soir par le même itinéraire (enfin le soir, c’est moins rigolo… Ça monte !). Bref, assez de Nomadisme, vive la Sédentarité !
Bon, les bonnes résolutions, on sait ce qu’il en advient généralement…
Dés le 8 décembre, Paris, Soirée à la Procirep pour le prix du producteur… Je ne rate jamais l’événement, je reste très attaché à cette commission télévision que j’ai fréquentée avec assiduité pendant sept années, de suppléant à Président… À tel point que l’on me demande régulièrement des infos, des renseignements « de l’intérieur », alors que j’en suis sorti en 2006… Sans que personne ne s’en rende compte, visiblement !
Comme toujours, du champagne, à partir d’une certaine heure, tous sur la piste, et puis… Elvira m’a promis une danse !
Le 9, forum des images, présentation du premier film de notre collection « A contre-temps, encyclopédie provisoire », celle que nous sommes en train de mettre sur pied avec neuf autres producteurs. Une galerie de portraits consacrée à des personnalités inattendues, qui marquent leur époque et s’écartent souvent des grands courants mainstream pour faire entendre une musique un peu différente, quelquefois dérangeante.
Le premier film, produit par Michel David et réalisé par Christine Seghezzi, est consacré à Stéphane Hessel, un grand monsieur, l’un des rédacteurs de la déclaration universelle des droits de l’homme, diplomate infatigable…
Et reconnu également pour un épisode dont il n’est pas l’instigateur… Il est le fils de l’écrivain Franz Hessel, le fameux Jules de « Jules et Jim »…
À la fin de la projection, Carole Bouquet, présente dans la salle, doit faire une déclaration…
Elle ne veut pas, ne peut plus, trop émue, elle se lève finalement, écarte le micro d’un geste : « pas besoin de ça », puis se lance dans un monologue improvisé… Actrice, jusqu’au bout des ongles !
À la sortie, dans le grand froid, je raccompagne Muriel et Cathie jusqu’à leur scooter !

Et en rentrant chez Pierre et Caroline, je me rends compte que je passe devant le numéro 99.
Et j’ai appris ce soir que le 99 Bd Arago, c’était l’adresse d’Henri-Pierre Roché, autrement dit Jim, l’auteur du livre… Mais c’est une réplique du film de Truffaut qui me revient :
- " Avaient-ils jamais rencontré ce sourire ?
- Jamais
- Que feraient-ils s'ils le rencontraient un jour ?
- Ils le suivraient ."
Le lendemain, grand oral. Je passe au CNC devant la commission d’aide au développement renforcé pour deux projets pré-sélectionnés… Une demi-heure à chaque fois, à 12h30 et à 14 heures. J’encadre le déjeuner des membres de la commission qui ne manqueront pas de me le faire remarquer : « quoi, encore vous, il doit y avoir une erreur » !
Cela se passe extrêmement bien pour Alain Ughetto (En quête de Jasmin, son histoire d’amour interrompue par l’arrivée de la révolution en Iran) et plus difficilement pour Laurent Aït Benalla (Suite Anglaise, à la recherche du manuscrit disparu de Paul Nizan pendant la seconde guerre mondiale et surtout sur les traces du mystérieux W. Hutchings, qui a caché le précieux document…). Résultats attendus deux jours plus tard….
Le soir même, retour à Marseille. Nous sommes le 10, c’est l’anniversaire de Constance : 5 ans aujourd’hui, et depuis quatre ans et un jour avec nous… Mais qu’est-ce qu’elle a grandi… Il me semble à la fois si proche et si loin ce moment où nous sommes rentrés de Port-au-Prince.

Le 11 au soir : c’est la fête aux Tambours ! Nous inaugurons enfin les nouveaux locaux (il serait temps, nous sommes là depuis le mois de… Juin!) que nous partageons avec 13 production. C’est un vrai plaisir d’être là… Depuis notre arrivée, Danièle est aux petits soins pour nous, les locaux sont tout beaux, tout neufs, nous sommes à deux pas de la plage… Sans jamais en profiter !
La soirée est très réussie, je ne sais pas comment on a pu faire rentrer soixante-dix personnes, mais ça marche, ça parle, ça danse, ça chantera même en fin de soirée ! En attendant, j’ai appris que Jasmin, le projet d’Alain, était parmi les six projets finalement retenus au milieu des 227 de départ…
Et constance a trouvé une copine, Mathilde…

Je sors fumer une cigarette dans la nuit pour regarder les étoiles…
Le 12 au soir, 18h45. Coup de fil surprise… C’est vendredi soir, je suis seul au bureau…
- « Allo, c’est Michèle », sous-entendu Michèle Bourgeot, réalisatrice, amie de longue date, je produis en ce moment son film « Soheib Bencheikh, entre tourments et courage », pour la collection à Contre-temps…
- « Tu peux m’indiquer le chemin pour venir aux tambours, je suis perdu… »
Sur Michèle, j’ai écrit dans ma dernière note de production :
« Une cinéaste de l’extravagance et du burlesque.
Michèle pratique le décalage. Non par calcul, elle est comme ça. Non prévisible, pas forcément à l’endroit où on l’attend. »
- « Michèle, tu n’es pas à Toulon, on doit se voir ? »
- « Comment ça on doit se voir ? bien sûr, je viens à la fête… »
Bon, je suis sûre que Michèle ne m’en voudra pas, mais elle m’a une nouvelle fois totalement scotchée en arrivant à la fête le lendemain du jour prévu… Heureusement, il restait du vin, des petits trucs à grignoter, on a pu trinquer…
21:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note