05.12.2011

UN LUNDI CAPITAL(E)

Un lundi Capital(e)

Lundi matin, 5h56, départ en train (une fois n’est pas coutume), direction Paris !

Pas de rendez-vous, juste le plaisir de retrouver toute l’équipe, oui TOUTE l’équipe (n’appelez-le pas le bureau, personne ne répondra !) pour une journée partagée…

Au menu, séance photo ! Depuis longtemps, le photographe Pierre Gayte voulait nous tirer le portrait, l’occasion va lui en être donnée puisque Muriel, Christine, Nicole, Nathalie, Virginie et Lucile seront là, sous son objectif, pour un portrait certainement très singulier ! Pierre est un artiste exigeant, il cherche, fait, défait, refait, et finalement ne laisse émerger qu’une seule image.

Ensuite, c’est une visite au musée d’Orsay qui est prévue : porte ouverte pour découvrir sa nouvelle configuration, paraît-il magnifique, qu’aucun d’entre nous n’a encore eu la chance de découvrir…

Et puis, et puis… changement de registre, changement de costume pour un changement de décor… Direction Salle Wagram pour la remise du Prix du Producteur par la Procirep… dans notre catégorie, celle du documentaire, il y a six nominés… Cette année, la sélection est relevée, et je suis fier d’être au côté d’Hélène Badinter et des ladies de LadyBirds, de Michel David qui a fait une très belle année avec Zeugma films, que je côtoie également régulièrement dans notre Groupe Galactica, François Bertrand qui œuvre brillamment dans le champ de la culture avec Camera Lucida, et mes deux « pays », Patrice Nezan, l’arlésien, avec les films du Présent, et l’ami Paul Saadoun, Marseillais lui aussi, pour 13 production… Une belle équipe de professionnels que je respecte et, quoiqu’il advienne, que j’aurai plaisir à croiser ce lundi soir très particulier ! Une pensée également pour Jean-François Le Corre qui, avec Vivement Lundi, concourt dans la catégorie Animation. Je ne cours pas après les prix ou les honneurs, mais la Procirep, c’est un peu ma famille, j’ai siégé sept années durant à la commission télévision, et cette reconnaissance-là me touche…

Après la cérémonie… la Fête, j’ai promis de faire brûler le dance-floor (en tennis jaunes, je ne sais pas pourquoi j’ai dit cela) et mon carnet de bal est déjà bien rempli (Bénédicte et Guénaelle, je vous attends !)

tennisjaunes.jpeg

On en reparle demain (ou non).

 Alexandre Cornu

15.08.2011

Mi-août

Je dis « mi-août », parce que nous sommes au mitan de ce mois traditionnellement consacré aux vacances.

Je pourrais tout autant dire "15 août" pour fêter « Marie » comme suggéré par le calendrier… Bonne Fête à toute les Marie !

Mais, c’est un anniversaire que je veux célébrer…

De Marie à Marianne, il n’y a qu’un pas, et le 14 août n’est finalement que le lendemain du 15. Je sais, tout cela à l’air un peu compliqué mais je vais m’expliquer… 15 août lendemain du 14 donc, Anniversaire, Marianne…

Marianne Geslin est née le 14 août 1980, elle a fêté hier ses 31 ans, à Marseille, sa ville de cœur et de naissance… Marianne a surtout donné le top départ du projet qui pendant deux ans (au moins) va la mobiliser…

Marianne est documentariste, curieuse des autres, de s’ouvrir à leur culture, leur richesse, leur différence. Et de leur faire partager la sienne. Les autres, ce sont les 13 jumelles qu’elle a décidé de se découvrir… 13 jumelles comme autant de jeunes femmes nées comme elle le 31 août 1980 dans l’une des 13 villes jumelées à la sienne : Gênes, Shanghai, Glasgow, Haïfa, Kobé, Hambourg, Dakar, … 13 villes fortes, 12 ports, ce n’est pas anodin…

Un projet en 3 mouvements, la quête, la rencontre et le retour à Marseille, en 2013, lorsque la cité phocéenne sera sacrée Capitale Européenne de la Culture.

Un projet ambitieux, ludique et profond, qui va in fine tracer le portrait d’une génération de femmes trentenaires, un peu partout dans ce monde du XXIe Siècle.

13jumelles.jpgUn projet intitulé « 13jumelles » que vous allez pouvoir suivre, accompagner et soutenir en nous retrouvant sur http://13jumelles.fr/

Facebook : http://www.facebook.com/13jumelles

Twitter : http://twitter.com/#!/13jumelles

Vimeo :  http://vimeo.com/jumelles

Bon anniversaire Marianne ! A toi, et à tes jumelles que je brûle de rencontrer.

 

 

17.01.2011

Le Brasier Marseillais

Je sais, je sais, je plaide coupable, je me réveille bien tard, mais c'est demain, mardi 18 janvier 2011, sur France 3, à 8h50, que sera diffusé le film de Thierry Aguila LE BRASIER MARSEILLAIS !

flyerdiffusion8h50.jpg

A 14 heures 37, l’agence d’Air France de la Canebière signale aux pompiers un début d’incendie dans le magasin Nouvelles galeries, situé en face de leur vitrine. Présageant un simple feu de rayon, un véhicule est immédiatement armé et prend la direction du centre ville avec, à son bord, onze hommes. Les appels s’intensifient, de plus en plus pressants. D’autres véhicules et équipages, disparates pour certains, se rendent sur les lieux.

A l’intérieur du magasin de trois étages, au milieu des flammes, les responsables tentent de calmer la situation, ramenant clients et personnels à la raison. Soudain, l’escalier central s’effondre entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Mais déjà des silhouettes déambulent, tombent, s’enflamment. Le feu gagne la trémie centrale du bâtiment, se propageant à toute vitesse dans les rayons. La fumée stagnante se transforme en brouillard meurtrier. Le cinéma et l’hôtel jouxtant l’immeuble sont évacués à la hâte. Les flammes dévorent maintenant la toiture, le spectacle des défénestrations est terrifiant. Le commissaire de police Raymond BLANCHARD est sur les lieux, désarmé devant l’ampleur du désastre. D’autres foyers se déclarent dans le centre ville. Désormais les pompiers doivent lutter contre un autre ennemi, invincible celui-ci : le mistral.

Quatre lances tentent de contenir le feu mais leur action est fortement gênée par la foule qui s’interpose pour offrir son aide. Dans l’affolement, les tuyaux sont présentés aux bouches mais dans le mauvais sens. Une échelle – sur les trois opérationnelles – est inopérante. Les prostituées de la rue Thubaneau prêtent main forte pour sécuriser les lieux. La panique est à son apogée.

L’incendie qui dévaste le magasin des Nouvelles Galeries, ce 28 octobre 1938 sur la Canebière, s’inscrit dans l’histoire de Marseille comme une tragédie humaine sans précédent. Les flammes gigantesques et l’épaisse fumée surprennent, en quelques minutes, la marée de clients. Soixante-treize personnes y laisseront leur vie. Malgré l’intervention des secours, l’incendie détruit entièrement l’immeuble. Immédiatement, l’Etat sanctionne : le corps des sapeurs-pompiers est dissout, le maire est déchu et la municipalité, tenue pour responsable, sera placée – six années durant – sous tutelle.

 Pour comprendre les véritables raisons qui ont poussé l’Etat à imposer son dictat, nous reviendrons sur le climat historique de cette époque, sur ces années troubles où politiques et mafieux régnaient en maîtres sur les « intérêts » de Marseille, veillant jalousement sur son port, véritable mine d’or aux parfums de future mondialisation. Ce n’est qu’après la guerre que la ville pansera ses plaies...

A vos écrans !