19.11.2009

Maison

Maison...
Pas désagréable finalement de se retrouver chez soi,
De s'asseoir à son bureau,
De téléphoner à partir d'une ligne fixe,
Et de ne pas faire systématiquement +33 avant de joindre un correspondant...

Aujourd'hui dimanche 15 novembre, c'est l'anniversaire de Malin,
Malin Andersson, la super réalisatrice de Belfast girls,
Heureuse, elle aussi j'imagine, d'être rentrée chez elle après notre périple commun à Leipzig.
Et qui travaille à son nouveau trailer, et à étoffer le traitement de notre projet « The Truthteller » que nous venons de présenter dans le cadre de Documentary Campus.

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Là, sur la photo, Malin (celle qui n'est pas en rouge) a le sourire... Mais ça, c'est le jour des essais, avant le pitch, très délicat... Heureusement, tout s'est bien passé... finalement ! Et nous avons recueilli des marques de forts intérêt de l'ORF (Autriche), TV Ontario (Canada), Irish Fund (Irlande), SVT (Suède), ITVS (USA) et Al Jazeera...

Dés demain, c'est de nouveau Paris, présentation d'une première version de 3h00, provisoire, uniquement axée sur le contenu, du film sur PETAIN. Il y a encore du travail, c'est sûr, mais le film sera vraiment surprenant !

Et puis jeudi, je repars à Téhéran, en fait au cinéma l'Alhambra à St Henri où Alain Ughetto travaille ses petits bonshommes bleus et roses, pour réaliser JASMIN. Je vais voir les dernières animations.
Et samedi, Amsterdam pour le Forum, pardon, « The » Forum, je vais reprendre mon passeport et faire rire tout le monde avec mon « French » accent so typic...and so... french ! Heureusement, le ridicule ne tue pas, sinon...

Alexandre Cornu

18.10.2009

J'aurais voulu être un chanteur...

Pour pouvoir chanter le blues du producteur de province, pardon, de Région…
Lorsque le tgv reste bloqué en gare de Lyon, puis de Lyon (saint-exupery),
Puis de valence-TTTLV (train à très très lente vitesse)…

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Fin de semaine éprouvante,
Ponctuée par deux retours très nocturnes,
Mardi dans la nuit,
Fatigue en bandoulière, moral dans les baskets (new balance marrons feuilles mortes, déjà très automnales),

Et puis ce soir vendredi,
Énergie retrouvée,
Malgré la galère partagée avec ces centaines de voyageurs,
Qui téléphonent, téléphonent, et fument sur le quai en espérant le « mesdames et messieurs, regagnez vos places, le tgv va repartir… »
Mon voisin prend des photos avec son iphone :
-    « Il me faut des preuves »
-    « Pour attaquer la SNCF ? »
-    « Non, pour les 40 personnes qui m’attendent à Marseille, ce soir c’est mon anniversaire… »

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Le pauvre n’est pas à la fête…

Le contrôleur nous propose des bons de conso gratuites, c’est chouette, le bar a été dévalisé, plus rien à boire…
Pas grave, ce TGV, je le reprends dans l’autre sens, dés lundi, je pourrais écouler mes bons d’achats…
Départ pour Charles de Gaulle, puis Leipzig…
Je vais rejoindre « Documentary Campus », dernière session de travail pour notre groupe de producteurs « internationaux », je retrouverais Malin Andersson, réalisatrice du beau projet « Truth Teller », le portrait de Jim Porter, qui depuis 1972 se bat pour faire entendre, au sens littéral du terme, la vérité, celle qu’il a captée sur son poste de radio amateur lors d’un dimanche sanglant en Irlande du Nord…
Jim est l’homme du « Bloody Sunday », celui qui a enregistré la preuve irréfutable de la culpabilité britannique, l’ordre de tuer – « Shoot them dead », l’ordre de tirer sur la foule des manifestants, 14 morts, et la chanson culte de U2…

Jim a 89 ans, il n’a pas renoncé à prouver, à faire entendre sa vérité, malgré les pressions, les menaces, il est resté debout…
Cela fait plus d’un an que nous travaillons avec Malin à développer ce projet, et là, en fin de semaine prochaine, nous passerons notre grand oral devant une trentaine de décideurs, des « commissionning editors » des principales télévisions européennes… I’ll cross my fingers !

Sinon, l’actualité des tambours de soie sur ce mois d’octobre n’a pas l’air de vouloir ralentir autant que ce train de malheur :

-    « Renoir, au-delà de l’impressionnisme », de Cathie Lévy est rediffusé par France 5 samedi 24 à 0h35, et tous les jours à 14h30, au Grand Palais, dans le cadre de l’exposition RENOIR,

-    France 5 toujours, Cathie Lévy encore et encore, pour « Rio, la Beauté à tous prix », coproduit par Abacaris films et Quatro Ventos au Brésil, dimanche 25 à 0h05,

-    Les « Villes Mythiques », la collection de quatre films (pour l’instant) de Lise Gabelier, Catherine Catella et Régis Sauder passent sur Voyage tous les samedis de ce mois à 20h40,

-    Et en salles, sur grand écran, à Paris, à Marseille, et ailleurs, le formidable projet de Denis Gheerbrant, corpoduit par les films d’Ici, La République Marseille, 7 films, 6 heures de projection…

Bon, Avignon, Aix... Il va bien finir par arriver ce train qui n'en finit plus de ne pas avancer dans la nuit… « Stranger in the night, Stranger in the night… »
Je fredonne pour garder les yeux ouverts, encore un peu… les paupières sont lourdes, si lourdes…

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Alexandre cornu


08.10.2009

Sept fois Marseille

 

 

 

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Sept fois Marseille…

Nous ne sommes ni dans l’exhaustivité, ni dans le catalogue. Marseille est un sujet formidable et fait partie de ces villes-monde, difficilement cernable d’un seul regard. C’est une entité composite, un agglomérat incroyable de populations diversifiées, qui sont arrivés au fil des siècles pour la constituer telle qu’elle existe. Marseille, c’est historiquement, la ville « honnie », la ville « contre »…

Bien sûr Marseille est indissociable de ce passé, mais c’est le présent qui nous intéresse.  La photographie aujourd’hui d’une cité à l’équilibre improbable et qui pourtant « fonctionne » comme un aimant sur ceux qui l’ont approché.

 La République Marseille sort en salles, à… Paris, et ailleurs ! À Marseille, cela se passe à l’Alhambra, du 7 au 18 octobre, avec une journée exceptionnelle le 10 octobre, en présence du réalisateur, Denis Gheerbrant.

En attendant de découvrir ses films sur grand écran, ou d’acquérir le futur coffret DVD édité par Montparnasse Editions, vous pouvez patienter en « podcastant » Denis sur France Inter, l’émission de Katleen Evin, « L’Humeur vagabonde » du 7 octobre.

 Sept fois Marseille, Denis Gheerbrant en trace un portrait multiple et cohérent, avec la conscience de devoir échapper également au cliché du désormais fameux « cosmopolitisme », oriflamme affiché qui flotte dorénavant sur le Vieux-Port et colle à Marseille comme une seconde peau.

Marseille a ses qualités propres qui en font un objet de fascination qui se suffit à lui-même…

Je cite Denis :

« Filmer Marseille au multiple, c'est aller à l'écoute d'histoires qui s'emboîtent pour former un peuple. Un peuple, c’est-à-dire un récit, un récit aux voix multiples qui racontent ceux qui se sont glissés au centre de la ville, se sont installés autour des usines et dans les campagnes, ont investi les villages et les cités pour donner à la ville son identité. Un peuple, fait de tous les peuples, un peuple qui en Marseille a trouvé un nom. Les strates de l'histoire, inscrites dans la chair de la ville et le cœur de ses habitants, font le récit de cette ville. Marseille en ses quartiers raconte l'histoire d'une cité perpétuellement refondée et ce qui se joue actuellement avec une violence à peine masquée raconte le passage d'une ère à une autre, à sa manière. »

 Denis poursuit Marseille de ses assiduités, depuis près de 20 ans, c’est d’ailleurs-là que nous nous sommes rencontrés en 1991, alors qu’il « tenait la caméra » du documentaire qu’Alain Bergala tournait alors. Son titre « Un rêve inachevé », son objet : Marseille au XIXe siècle.

Nous sommes désormais entré de plain-pied dans le XXIe, à Marseille comme ailleurs, et Denis Gheerbrant s’est décidé à rendre possible ce vieux rêve qu’il caressait : faire de Marseille son « sujet ».

Il s’est lancé dans l’aventure de ce beau projet, complexe et fascinant, et pour nous qui l’avons accompagné (Richard Copans et moi-même), particulièrement excitant à produire.

 Les Films d’Ici ont produit et produisent tous les films de Denis Gheerbrant. Je suis particulièrement fier de les avoir rejoint dans cette aventure et d’avoir été, à mon échelle, l’un des moteurs de cet objet hybride, porté par un auteur que j’admire tout particulièrement, et depuis longtemps.

 Sept  fois Marseille, c’est finalement peu. Je serais volontiers allé jusqu’à cent onze, comme le nombre de villages qui la composent…

 Venez nombreux découvrir cette singulière République  !!!

 Alexandre Cornu